Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 15:16

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Hugo Chavez prononce un discours à Copenhague, le 16 Décembre 2009, lors de la ... chavez copenhague climat hugo bush obama ...
 
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 15:14

Indignation au jour de la Révolution

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Article publié dans junge Welt, le 15 juillet 2011

Traduction de Carsten Albrecht

Pour la fête nationale française, des ONG et des militants de gauche ont appelé à manifester à Paris contre le racisme et les politiques antisociales. Pendant qu’avait lieu le défilé militaire annuel sur les Champs-Elysées, une centaine de manifestants se réunissaient Place de la Bastille où la Révolution Française débuta il y a 222 ans. Ce rassemblement avait été organisé par la Ligue des Droits de l’Homme.  Tous les partis de gauche l’ont soutenu. Selon les intervenants, le président Nicolas Sarkozy bafoue tous les jours “les valeurs républicaines de liberté, égalité et fraternité.”“La France, pays des droits de l’Homme, c’est un mythe”, dit Emmanuelle Becker, élue de la ville de Paris et membre du Parti communiste français. Il y a quelques semaines, la France a expulsé une centaine de refugies tunisiens. “C’est du cynisme: La Tunisie accueille les refugies libyens, mais la France renvoie les tunisiens.” La manifestation visait aussi le Front National qui se mobilise pour les élections de 2012. “L’extrême-droite veut tirer profit de la misère sociale actuelle en France, tout comme l’ont fait les nazis allemands de 1933. On ne va pas leur laisser un seul centimètre”, commente Becker. 

L’après-midi, 600 membres du mouvement des “indignés”, dont beaucoup d’étudiants et de jeunes précaires, se rassemblaient dans le quartier de la Bastille, pour exprimer leur colère contre le fait que les couches sociales les plus démunies doivent payer les frais de la crise financière. Inspires par l’article “Indignez-vous!” du résistant antifasciste Stephane Hessel, les “indignes” sont partie du même mouvement que les activistes espagnols. Mais jusqu’à présent, il n’y a pas eu de manifestations de masse comme en Espagne.
 
L’une des principales explication de la modestie de ces mobilisations c’est l’attitude hostile de la Préfecture de Police de Paris. Elle a par exemple envisagé l’interdiction du rassemblement du 14 Juillet avant de l’autoriser peu avant son début. Dans un communiqué, la Police a “déconseillé” la tenue du rassemblement. Et les forces de l’ordre public n’ont pas assuré la protection de la manifestation. “Notre service d’ordres ont du tout gérer seul. Il a déjà du bloquer l’attaque d’une personne violente contre les manifestants”, explique Céline Meneses du Parti de gauche. En juin, la Police avait interdit une manifestation des “indignés” à Paris et temporairement arrêté une centaine d’activistes.
 
De tels problèmes sont d’autant plus délicats qu’ils se produisent le 14 juillet, jour dédié à l’héritage révolutionnaire de la République. Les mots d’ordre de la manifestation le montrent bien: “14 juillet! Révolution!” Ou bien: “La vraie démocratie est ici!” Symboliquement, les manifestants ont “repris la Bastille” – contre le souhait de la Police. 
 
 
Carsten Albrecht, le 14 juillet 2011

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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 15:13

Izquierda Unida : une "convocation sociale" pour construire une alternative depuis la base de la société

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convo_social

Traduit par Juliette Estivill et Françoise Bague (Réseau de traducteurs et traductrices du PG)

Lundi, 4 juillet 2011

La crise financière du capitalisme est venue s’ajouter de façon dramatique à la plus grande crise alimentaire mondiale de l’histoire et, plus spécifiquement à la crise énergétique et environnementale générée par l’appât du gain sans limite de quelques-uns. 

Dans le même sens, la construction néo-libérale européenne est en crise et souffre de tous les maux diagnostiqués à sa création, les gouvernements agissent selon les préceptes des spéculateurs, la souveraineté populaire est mise en déroute et la démocratie remise en question. L’économie est au service de toujours moins de gens et d’intérêts toujours plus inavouables, les mesures que prennent les Gouvernements sont dirigées contre les travailleurs et les travailleuses, contre les peuples et contre les nations.

Cette crise est la conséquence de l’orientation économique négociée entre la social-démocratie et la droite européenne qui en Espagne trouve sont expression dans le bipartisme du PP et du PSOE, prédateur de l’emploi, du secteur public, de la nature et de la vraie démocratie.

Dans le même temps, la guerre et sa machine de mort se déploie pour soumettre les ressources naturelles de la planète au service des intérêts du capital et pour maintenir son propre commerce de guerre.

En cette période de profonde préoccupation sociale, l’indignation doit devenir révolte organisée et Alternative laissant place à l’espoir, il s’agit de chercher une sortie de gauche à la crise, il s’agit de politiser la crise, en définitive de récupérer le lien qui jamais n’aurait dû se rompre entre économie, société et politique.

C’est à partir de cette réalité que nous voulons tenir tête au néo-libéralisme sur tous les fronts, et construire une réponse Programmatique, sociale et institutionnelle alternative pour les millions d’hommes et de femmes qui en subissent les conséquences, une réponse qui démontre comment il est possible d’avancer en terme de conquêtes sociales, de reconstruire les aspirations à une Europe sociale, démocratique et égalitaire.

Afin de développer cette proposition, nous lançons une "CONVOCATORIA SOCIAL" (appel social), comme contribution à la lutte et à la mobilisation pour une alternative sociale pour sortir de la crise et comme instrument pour avancer dans la configuration d’un Bloc Social et Alternatif.

 

A partir de cet APPEL, nous voulons construire avec d’autres, un nouvel agenda pour le changement social, en lien avec l’ancien rêve d’un monde de liberté et de justice, sans répression, sans exploitation, sans faim ou sans nécessité. Le vieux rêve des droits de l’Homme… de tous les droits des l’Homme pour tous et pour toutes.

Pour ce faire cet APPEL envisage d’élaborer un Nouveau Programme Politique pour la gauche en Espagne, un programme qui avance décidé, aussi, pour la défense d’un nouveau modèle de démocratie économique et social, pour la réforme du pouvoir judiciaire, pour un nouveau système électoral juste, pour la laïcité de l’Etat, avec sa pleine séparation avec les Eglises, en particulier l’Eglise catholique, et pour un dépassement des injustices liées au sexe, dans la perspective d’un processus constituant républicain.

L’élaboration de ce Nouveau Programme Politique, aspire à être un lieu de rencontre de ceux qui s’y impliqueront qui commencera à se concrétiser lors de prochaines élections générales, mais qui aura une vision plus large d’alternative à l’économie et à l’action politique.

Mais nous souhaitons aussi qu’il constitue une Programme qui transcende les rendez-vous électoraux, un processus qui recueille depuis la base toutes les énergies sociales alternatives, impliquant largement les assemblées locales de Izquierda Unida, tous les forums que nous avons réussi à impulser et tous les collectifs et les organisations qui convergent dans ce processus.

Dans ce but, nous proposons quelques idées de base sans intention de mener le débat, car tout est en question et le résultat final sera arbitré par une Assemblée de la Convocation Sociale, fruit d'un processus pleinement représentatif venant de la base et qui participe au processus de débat et à la construction du NOUVEAU PROGRAMME POLITIQUE de la GAUCHE.
Pour cela cette CONVOCATION SOCIALE part d'un engagement pour organiser une sortie de crise responsable favorisant les intérêts de la majorité, spécialement des travailleurs et des travailleuses, du petit patronat et, par conséquent, que la sortie de dette ne soit pas payée par les plus faibles.

Dans cette optique, le problème d’un besoin de créer des espaces de rencontre et de convergence se pose et nous formulons des propositions sans autre intention que de servir de base au débat, pour avancer vers cette alternative relative au programme qui fasse front à la tentative de nous transformer en colonies des marchés, et éviter que ceux qui nous ont emmenés à la crise en tirent des bénéfices et que ceux qui ont capitalisé les abus d'un modèle productif néfaste et spéculatif continuent à en tirer des bénéfices. Pour cette raison, nous essayons qu’une alternative relative au programme ouvre le chemin à une sortie de la crise consolidée par un modèle social et productif démocratique et avancé qui permette une société plus juste et solidaire.

Depuis la base de la société, depuis les assemblées locales d'IU, les Secteurs d'Élaboration, les Forums de Refondation, par un APPEL ouvert nous invitons toutes les personnes en révolte contre le néo-libéralisme à apporter des propositions pour l'Alternative, à participer pour la construire entre toutes et tous.
Nous voulons développer, sous une forme participative, les propositions et les avis sur ce que pourrait être l'axe de l'Alternative Relative au programme.

Nous initions une nouvelle méthode, sur un axe thématique, pour connaître vos propositions qui, avec des milliers d’autres, concrétiseraient un Projet de Programme pour leur débat ultérieur.

Ces axes à développer seraient :


1. - Comment créer de l’emploi ?
2. - Quelles mesures faudrait-il adopter pour obtenir une démocratie réelle ?
3. - Comment résoudre le déficit public ?
4. - Comment agir devant les saisies des logements ?
5. - Comment promouvoir l'économie réelle ?
6. - Comment défendre le système public de pensions ?
7. - Comment avancer dans l'égalité des genres ?
8. - Quelles dépenses sociales devraient incomber aux administrations de l'état ?
9. - Comment agir face à la dette externe privée des institutions financières ?
10. - Comment agir pour obtenir un changement de l'actuel modèle productif ?
11. - Comment obtenir l'autonomie financière des administrations locales ?
12. - Comment réorienter l'actuelle politique de l'Union Européenne pour obtenir la cohésion sociale et territoriale ?
13. - Comment garantir un bon futur pour la jeunesse ?
14. - Quelle politique extérieure, de coopération et de sécurité devrait incomber à l'état ?
15. – Quel processus devrions-nous déclencher pour obtenir l'instauration de la République comme modèle d'état ?

Nous entamons le débat sur ces questions initiales, pour qu'elles soient élargies, concrétisées, matérialisées dans chaque secteur, dans chaque lieu, afin de construire une ALTERNATIVE avec ceux qui voudraient construire un chemin vers la transformation sociale.
Vos opinions seront associées à des milliers d’autres pour, entre toutes et tous, défendre et faire bouger le PROGRAMME ALTERNATIF AU NÉO-LIBÉRALISME.

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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 15:12

Avec le peuple chilien contre les privatisations!

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huelga_chile

Ce Lundi 11 juillet , environ 45 000 travailleurs de l'entreprise chilienne Codelco en grève ont paralysé pendant 24 heures l'activité de ce géant du cuivre. Ils protestent contre un plan de restructuration qui prévoit une suppression massive de postes d'ici 2015. Par-delà la question immédiate des emplois, c’est la privatisation du secteur minier par la direction mise en place depuis l'élection de Sebastián Piñera qui est en jeu.

Le cuivre est une ressource clé dans l'économie du pays. Le Chili détient pas moins de 37% des réserves mondiales de cuivre. Codelco extrait à elle seule 11% de la production mondiale. Cette grève historique intervient tout juste 40 ans après la nationalisation du cuivre et la création de Codelco par le gouvernement de Salvador Allende en 1971. Une des mesures phares du gouvernement socialiste de l’Unité Populaire.

Pour les miniers chiliens, il est hors de question « de vendre ce patrimoine national ». La mobilisation s'est concentrée sur trois mines parmi les plus grandes et productives du monde (Chuquicamata, El Teniente et El Andino). Elle se veut un avertissement adressé au gouvernement. Ce sont d’ailleurs ces mêmes mineurs de Chuquicamata qui, lors des dernières grèves de janvier dernier, avaient obtenu une augmentation de salaires et des retraites. La politique agressive menée par le gouvernement Piñera, poursuivant dogmatiquement l'application du modèle néo-libéral en vigueur depuis la dictature de Pinochet, n’a pas seulement pour cible le secteur minier. Des dizaines de milliers d'étudiants et lycéens ont manifesté dans les rues ces derniers mois pour exiger la gratuité de l'éducation et pour lutter contre la privatisation de l'une des dernières universités publiques.

De nombreux manifestants étaient présents sur la place de la citoyenneté, ce lundi, à Santiago, en soutien à la lutte des miniers. Ceci est la preuve que la convergence des luttes se construit solidement au Chili.

Le PG soutient le mouvement social en cours au Chili, dénonce ces privatisations déguisées et la criminalisation de l'expression populaire sous toutes ses formes.

Vive le Chili ! Vive le peuple ! Vive les travailleurs

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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 15:12

Platon contre la RGPP

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L'Humanité.fr

On a beaucoup parlé, ces derniers jours, de tricherie au baccalauréat avec la fuite sur Internet de l'exercice de mathématiques. Rien de mieux ne pouvait sans doute arriver pour les libéraux qui, tous les jours, vilipendent le plus célèbre des examens français : quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage !

Mais un autre fait, bien moins instrumentalisé mais bien plus symptomatique de la gravité du contexte, a eu lieu au cours de ce baccalauréat 2011 : 3 000 copies de l'épreuve de philosophie ont été à la recherche de correcteurs dans les trois académies de la région parisienne. Situation inconcevable, renversante et apparemment aux antipodes de la précédente : ce n'est pas ici un manque de vigilance spontanément instrumentalisé que l'on rencontre, mais une décrédibilisation organisée, méthodique, de l'examen national et de l'école publique qui le porte.

Outre le risque que cela a engendré en termes de correction (temps, qualité, etc.), ce que Platon reléguerait à l'apparence des choses, qu'est-ce que cette situation nous révèle de plus profond ? Rien de moins qu'un système généralisé de la pénurie dans l'éducation nationale !

L'Association des professeurs de philosophie de l'enseignement public a fait entendre à juste titre son indignation et mis en exergue le fait que plus de 50 postes ont été supprimés en deux ans dans la discipline sur ces académies. Mais suffit-il de rappeler cela ? Est-ce un problème qui ne concerne que la philosophie ? Non, bien évidemment. Il faut aller plus loin. Car les suppressions de postes touchent toutes les disciplines, tous les établissements et donc tous les élèves.

La saturation se traduit par ce type de réalité désastreuse pour l'image de notre école car extrêmement visible, mais ce n'est là qu'un exemple parmi bien d'autres de la désorganisation engendrée par la pénurie. Les autres exemples sont moins visibles mais plus quotidiens. On pourrait ainsi parler de la précarisation grandissante des enseignants comme de l'ensemble des personnels de l'éducation nationale, des enseignants qui ne trouvent pas de remplaçants précisément faute d'effectifs suffisants, des services répartis sur plusieurs établissements sans la moindre cohérence en termes d'emploi du temps, ou encore des classes surchargées.

On pourrait tout aussi bien évoquer les pressions diverses exercées notamment sur les plus vulnérables (les personnels non titulaires), la gestion de plus en plus « managériale » d'établissements qui deviennent autonomes, la mise en concurrence entre établissements, entre enseignants et entre élèves, et bien sûr, cerise sur le gâteau, la disparition de l'année de formation postconcours entraînant l'envoi immédiat de jeunes lauréats des divers concours de l'enseignement devant des classes sans mise en situation et sans accompagnement préalable.

La désorganisation voulue est le meilleur moyen, par la mise en place d'une pénurie dictée par la rationalisation à tous crins et des économies d'échelle orchestrées par la réforme générale des politiques publiques (RGPP), pour que le système affaibli soit aussitôt accusé de tous les maux, et en particulier du plus grave aux yeux des gestionnaires : son incapacité à surmonter ses faiblesses. Nous avons, par cet exemple de l'épreuve de philosophie, l'illustration la plus discernable par le plus grand nombre des ravages de la RGPP sur l'école de la République : le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux et les dizaines de milliers de postes qui disparaissent de l'éducation nationale depuis 2007 sont en train de l'achever.

Ce qui vaut pour la philosophie vaut pour l'éducation nationale dans sa globalité, mais vaut également pour l'ensemble des services publics. Ayons en tête La Poste ou l'hôpital public. Partout, la logique est la même : une fois les postes supprimés et la pénurie devenue mode de fonctionnement ordinaire, alors le pourrissement interne en vue d'une décrédibilisation externe ne peut plus être stoppé. Et toujours les fossoyeurs des biens publics de la nation se parent, comme le fait le gouvernement actuel, de la bonne conscience de ceux qui ne cherchent qu'à améliorer le système, « pour qu'il marche mieux », osent-ils dire ! « On marche sur la tête », s'emporterait à juste titre Marx !

Platon et nombre de ses successeurs philosophes dans l'histoire n'auraient sans aucun doute jamais accepté, comme le savent tous nos bacheliers, que le juste soit ainsi réduit à ce qui est utile. Précisément, tant que la rentabilité à court terme et les impératifs d'économies factices prévaudront au détriment de l'intérêt général, tant que l'idéologie libérale cherchera à sacrifier le cadre républicain et national de notre éducation en vue de sa marchandisation et du profit espéré, on continuera sans aucun doute à marcher sur la tête puisqu'on ira à l'encontre des principes fondamentaux qui soutiennent depuis la Révolution française notre conception émancipatrice de l'école.

Par Enfin Libre ...
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