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http://www.didiercardon37.com/article-28969390.html (puis, ajouter un commentaire …)

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Une Indonésienne a transmis la grippe aviaire à sa famille

 

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi qu'une Indonésienne avait transmis la grippe aviaire à ses proches, mais a assuré que le virus n'avait pas muté de façon dangereuse.

 

Il s'agit de la première confirmation d'une transmission humaine du virus H5N1 avec apparition de la maladie. Les experts ont conclu que celle-ci pouvait s'attraper par un contact rapproché avec une personne infectée en étudiant le cas d'une famille du district de Karo, dans le nord de l'île de Sumatra, qui a compté sept morts en mai.

 

"Nous estimons que la première femme est tombée malade et qu'alors plusieurs membres de sa famille se sont occupés d'elle, restant dans la même pièce qu'elle", a expliqué Keiji Fukuda, coordinateur du programme antigrippe de l'OMS.

 

A Genève, siège de l'OMS, un porte-parole de l'organisation a souligné qu'il s'agissait du premier cas de transmission humaine du virus confirmé formellement par des tests de laboratoire.

 

Il y a déjà eu "une demi-douzaine" de cas où l'on soupçonnait une transmission directe entre humains, mais les experts n'avaient pas de preuve scientifique formelle, a expliqué le porte-parole, Dick Thompson. "Jusqu'à présent, nous n'avions pas vraiment d'empreinte digitale pour confirmer une transmission entre humains comme nous l'avons eu ici", a-t-il déclaré.

 

La chaîne de transmission a ainsi été révélée aux experts par une modification génétique "minuscule" du virus, découverte dans les échantillons provenant de deux des victimes.

 

M. Fukuda a précisé les conditions dans lesquelles la transmission du virus par la première femme atteinte avait eu lieu. "Quand elle toussait, ils étaient très proches d'elle, donc il y avait un contact rapproché dans une petite pièce durant de longues heures", a-t-il ajouté. Le spécialiste a estimé qu'il s'agissait d'une "contamination inter-humaine limitée et non prolongée". Il a précisé que le virus avait légèrement muté, sans considérer cela comme inquiétant.

 

"Nous n'avons pas constaté d'évolution dans la mutation du virus (...) qui changerait la transmissibilité du virus. Il y a une légère mutation, mais tous les virus grippaux mutent sans cesse", a détaillé l'expert japonais.

 

L'Indonésie est le quatrième pays le plus peuplé de la planète avec plus de 220 millions d'habitants. Depuis début 2006, plus de la moitié des morts de la grippe aviaire dans le monde étaient indonésiens.

 

Ce n'est pas la première fois que l'OMS enquête sur des contaminations interhumaines présumées. L'agence de l'Onu avait dit, en février 2004, ne pas avoir pu recueillir la moindre preuve concernant une "possible" transmission humaine au Vietnam, entre deux soeurs décédées le 23 janvier. En septembre 2004, l'OMS avait dit enquêter sur un cas "probable" de transmission humaine entre une mère et sa fille décédées le même mois en Thaïlande.

 

En 1997 à Hong Kong, il y avait déjà eu des cas de transmission humaine mais sans apparition de la maladie. Il s'agissait d'infirmières infectées par des patients qu'elles soignaient, qui n'avaient pas présenté les symptômes de la pathologie.

 

Jamais cependant une mutation du virus H5N1 en une forme susceptible de déclencher une pandémie n'a été constatée.

 

Si le virus aviaire parvenait à acquérir - ce qui n'est pas le cas actuellement selon l'OMS - la capacité de se transmettre facilement d'humain à humain, la grippe aviaire nouvelle pourrait se révéler nettement plus dangereuse pour l'homme, dont les défenses immunitaires ne seraient pas préparées à affronter ce nouveau virus.

 

Une pandémie grippale marquée par une mortalité élevée associée à l'arrivée d'un nouveau virus survient trois à quatre fois par siècle, selon les experts qui redoutent une nouvelle épidémie de l'ampleur de la grippe espagnole de 1918/19, qui aurait fait de 20 à 40 millions de morts dans le monde.

 

 

Les fermes piscicoles n'ont pas seulement des effets sur la vie des poissons d'élevage et la qualité de notre nourriture. Les conséquences les plus vastes de l'aquaculture se font sentir dans de nombreuses régions d'Asie du Sud et du Sud-Est. Le boom que connaissent toujours les crevettes et autres crustacés de la même famille a transformé de nombreuses régions côtières, en particulier en Thaïlande, où des investisseurs locaux et internationaux, ces trente der­nières années, ont mis beaucoup d'argent dans l'ex­ploitation des eaux côtières, souvent avec le soutien de la Banque mondiale. La quantité de crevettes

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produite dans le monde par l'aquaculture frise les 2 millions de tonnes par an, la Thaïlande en produit à elle seule 250 000 tonnes. L'ampleur de l'élevage de crevettes dans ce pays fait que de vastes pans de côte sont consacrés à la production industrielle. Ce qui a particulièrement touché les forêts de man­groves devant les côtes. Ces forêts n'appartenant pas vraiment à quelqu'un, de nombreux éleveurs thaï­landais ont fait main basse sur ce prétendu no man's land. Pour de nombreuses espèces de poissons qui vivent encore en mer, les mangroves sont le meilleur endroit pour s'occuper des œufs. L'exploitation industrielle et le déboisement des régions côtières ont privé les pêcheurs traditionnels de leur terrain de pêche. En Equateur, avec le Brésil le plus grand exportateur de crevettes hors d'Asie, les pêcheurs ont également perdu de cette manière une grande partie des réserves de poissons - certaines sources évoquent une baisse de 90 % des prises. Les moyens de subsistance des populations côtières sont ainsi systématiquement détruits. Les fermes produisent pour les pays riches, et ne créent pas vraiment d'em­plois. Les élevages de crevettes empoisonnent de grandes quantités d'eau, et celle-ci doit être changée quotidiennement. Les 30 % d'eau qui doivent être changés dans chaque bassin ne sont pas seulement souillés par les excréments de ces petits animaux, mais aussi par les restes de nourriture qu'ils ignorent. On compte avec un tiers de nourriture gâchée. Ce qui explique le rapport allant jusqu'à quatre kilos et demi de nourriture pour un kilo de crevettes. Ces fermes ont également des conséquences désastreuses pour les terres. Etant donné que les crevettes vivent dans un mélange d'eau de mer et d'eau douce, le

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niveau des nappes phréatiques diminue souvent à l'intérieur des terres. Au Bangladesh, une tempête a tué plus de mille personnes parce que les man­groves, qui constituent une barrière naturelle contre les assauts de la mer, avaient été coupées pour faire la place à des fermes piscicoles.

Poissons et crustacés représentent l'un des sec­teurs de l'industrie alimentaire mondiale qui se sont développés le plus rapidement. Aux quelque 90 mil­lions de tonnes de poissons actuellement pêchées en mer s'ajoute la moitié de ce volume produite par l'élevage. Les avis divergent quant au moment où ces deux chiffres se rejoindront. Cela tient avant tout aux incertitudes concernant l'évolution du volume de la pêche. La plupart des estimations prévoient que ces deux chiffres se rejoindront entre 2030 et 2050. Cela implique de gros efforts de la part des éleveurs. Et vous vous doutez bien que ces efforts ne se limitent pas à l'augmentation des volumes de production.

L'histoire de la perche du Nil est relativement far­felue. La perche du Nil n'est pas à proprement parler une perche, et ne vient pas non plus du Nil. Lorsque les réserves de poissons des colonies britanniques d'Afrique de l'Est se sont mises à baisser, ce poisson, aujourd'hui connu sous le nom de perche du lac Victoria, a été introduit dans le lac Kiogo, en aval du lac Victoria. Cela a dû se passer dans les années 1950, et c'est probablement le fait de pêcheurs amateurs britanniques qui ne se satisfaisaient plus du choix de poissons dans les lacs de leur colonie. Dès la fin de la décennie, la perche du Nil apparaissait pour la

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première fois en nombre significatif dans le lac Vic­toria. Ce poisson était grand, facile à pêcher, et les fonctionnaires britanniques jugèrent bon d'introduire d'autres spécimens dans le lac, car ils en avaient assez de devoir consommer les petits poissons qui étaient désormais les seuls qu'on pouvait y pêcher. Dans les années 1960 et 1970, alors que tous les Etats entourant le lac, le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, étaient déjà indépendants, ce poisson devenu séden­taire était plutôt calme. A la fin des années 1970, la biomasse de ce poisson dans le lac Victoria semble avoir été bien en dessous des 10 %, pour atteindre, en un développement vertigineux, 80 % au début des années 1980. La perche du Nil contrôle aujour­d'hui la vie du lac, et est le dernier élément de la chaîne alimentaire. Il a presque éliminé les 350 espè­ces de poissons locales, et complètement détruit l'équilibre écologique de ce lac gigantesque, plus grand que la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg réunis. La plupart des perches du Nil pèsent entre 3 et 6 kilos, mais on a déjà pêché d'énormes spéci­mens de plus de 200 kilos.

Depuis janvier 2004, on trouve sur le marché amé­ricain un poisson fluorescent. Avant d'arriver entre les mains des créateurs de Yorktown Technologies à Austin, au Texas, le GloFish était un poisson zèbre. Il l'est toujours, mais il a été croisé avec les gènes d'une anémone de mer. Tandis que le poisson zèbre, produit naturel de l'évolution, est noir et argent, son petit copain génétiquement modifié a un truc en plus. Il brille de tous ses feux dès qu'on l'éclaire. L'entreprise d'Austin l'a développé exprès pour les Etats-Unis, parce qu'elle pense qu'il y a un marché pour de tels poissons d'agrément.

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Le GloFish est le premier nouveau poisson que peut acheter le public, mais certainement pas le der­nier. Car le marché de l'alimentaire est bien plus important et plus lucratif que celui des poissons d'aquarium. L'entreprise canadienne A!F Protein est à la pointe de la recherche et travaille depuis plu­sieurs années à un nouveau poisson. Son but est de développer un saumon jusqu'à six fois plus grand qu'un spécimen classique. A!F Protein entend com­mercialiser son nouveau saumon dans les années à venir, mais pour cela elle doit d'abord passer par les différents procédés d'autorisation dans le monde. L'entreprise rejette les réserves quant à l'élevage de nouveaux animaux. Selon elle, premièrement, les ani­maux sont stériles, deuxièmement, ils sont enfermés dans des bassins artificiels ou dans des espaces spé­ciaux et sûrs dans les zones côtières. Ces deux sécuri­tés sont toutefois trompeuses. Ce nouveau poisson est encore en phase d'essai, et le but est bien de le rendre stérile. Mais il n'existe aucun test sur plusieurs années pour confirmer la stérilité des poissons - il Y a trop d'argent en jeu, c'est pourquoi il est important pour les entreprises concernées de commercialiser ce nouveau produit. Il n'est pas non plus garanti que les animaux ne peuvent pas s'échapper. On connaît plusieurs cas de gigantesques populations de poissons qui se sont échappées d'un environnement protégé. Il s'agissait toujours d'aquacultures, comme dans l'Etat américain du Maine où, en décembre 2000,100000 saumons ont joyeusement pris le large. Etant donné qu'avant leur fuite ces poissons constituaient le capital de la ferme piscicole, on peut partir du principe que les respon­sables avaient fait tout leur possible pour que les sau­mons ne puissent pas s'échapper.

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100000 saumons transgéniques, six fois plus grands que la normale, qui s'échappent d'une ferme d'éle­vage pour refaire leur vie en mer - voilà une vision d'apocalypse. Car personne ne peut prévoir le com­portement de ces nouveaux animaux une fois en liberté, nous dire s'ils vont se reproduire et à quelle vitesse, ou s'ils vont décimer les réserves de poissons des océans; en tout cas, avec cette taille, ils font par­tie des poids lourds dans le combat pour la dernière place de la chaîne alimentaire. Apparemment, A/F Pro­tein dispose déjà d'un grand nombre de nouveaux saumons. Selon elle, quinze millions d'œufs de sau­mons transgéniques auraient déjà été commandés à sa filiale Aquabounty. Au cas où les autorisations internationales arriveraient.

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